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Juillet-août  2025

Juillet-août  2025

Abonnement   Archives

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Activités de loisirs
Visiteurs et salariés, tous en sécurité

 
Activités de loisirs : visiteurs et salariés en sécurité

Parcs d’attractions, zoos, salles de spectacle… Le point commun de ces entreprises est d’offrir à leurs clients du loisir sous forme de divertissement. Si, dans ces secteurs, la priorité a longtemps été donnée à la satisfaction et la sécurité des visiteurs, la prise en compte de la santé et de la sécurité au travail (SST) s’améliore. Face aux spécificités de ces activités, marquées par la saisonnalité et une multitude de métiers, il convient de revenir à l’essentiel : l’évaluation des risques professionnels. [...] 

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Fortes chaleurs 

Évaluer les risques et adapter le travail  

Fortes chaleurs : évaluer les risques et adapter le travail

Avec des températures supérieures à 35°C localement, la France a subi plusieurs épisodes de forte chaleur. Un décret du 27 mai 2025 établit de nouvelles obligations en matière de protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur, prévoyant notamment la mise en œuvre de procédés de travail ne nécessitant pas d'exposition à la chaleur, la modification de l'aménagement des lieux et postes de travail, l'adaptation des horaires, la mise à disposition d’eau potable fraîche suffisante à proximité des postes de travail, etc. Tous les travailleurs, et notamment ceux qui sont à l’extérieur (salariés du BTP, jardiniers…), peuvent être exposés à de fortes chaleurs qui constituent un risque pour leur santé. L’INRS rappelle que l’évaluation des risques professionnels liés à la chaleur, qui peut être réalisée avec l’aide des représentants du personnel et du service de prévention et de santé au travail, doit s’inscrire dans une démarche globale de prévention. Elle doit permettre d’envisager les mesures de prévention à déployer à travers une organisation du travail adaptée. Ces mesures, ainsi que les risques liés à la chaleur, doivent être rappelées par l’employeur, tout comme les signes avant-coureurs d’un coup de chaleur et la conduite à tenir dans cette situation.

« Canicule et fortes chaleurs au travail » l’INRS rappelle aux entreprises les mesures de prévention

Sites et sols pollués      

Des préconisations pour mieux protéger tous les travailleurs 

Mieux protéger tous les travailleurs impliqués dans la gestion des sites et sols pollués

Salariés des entreprises de dépollution ; diagnostiqueurs, archéologues et préleveurs ; acteurs de la prévention des risques ; gardiens, agents d’entreprises extérieures, livreurs, opérateurs de maintenance… les travailleurs intervenant en sites et sols pollués sont multiples et n’ont pas tous la même perception ou connaissance des risques. L’exploitation de données collectées dans la base Scola indique toutefois qu’ils ont en commun d’être potentiellement concernés par une polyexposition chimique et montre des dépassements de valeurs limites d'exposition professionnelle (VLEP) pour plusieurs agents chimiques. Aussi, dans un article publié dans la revue Références en santé au travail, l’INRS formule des préconisations pour améliorer leur protection. Elles portent notamment sur la mise en œuvre de programmes de surveillance des expositions des travailleurs par les entreprises : mesurages atmosphériques, surfaciques et biométrologiques. La gestion des bases vies et le respect des mesures d’hygiène constituent également un levier d’action à ne pas négliger. Enfin, la nécessité de la formation et de l’information de l’ensemble des professionnels concernés est rappelée. 

Lire l’article de la revue Références en santé au travail

Perturbateurs endocriniens      

Un nouvel outil d’aide au repérage en entreprise 

Un outil pour faciliter le repérage des perturbateurs endocriniens en entreprise

Un nouvel outil INRS est disponible pour aider au repérage des perturbateurs endocriniens en milieu de travail. Prenant la forme d’une grille Excel à télécharger, il rassemble 344 substances chimiques mises sur le marché et classées pour leurs effets avérés ou potentiels de perturbation endocrinienne sur la santé (par l'Anses et/ou le site institutionnel EDLists). Pour chacune d’entre elles, l’outil recense les principaux secteurs d’activité et usages concernés, passés et actuels. Il propose également des informations telles que le numéro CAS (pour Chemical Abstracts Service), la catégorie au regard des effets de perturbation endocrinienne sur la santé, la classification cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) (règlement européen CLP) si elle existe, les tableaux de maladies professionnelles et la fiche toxicologique associés. Les secteurs du traitement des déchets, des eaux usées, de la gestion des sites et sols pollués et de l’entretien et de la maintenance ne sont pas référencés dans l’outil, compte tenu de la diversité des polluants rencontrés. 

L’outil d’aide au repérage des perturbateurs endocriniens en entreprise
Consulter le dossier de l’INRS sur les perturbateurs endocriniens

International   

L’OIT adopte une convention contre les risques biologiques au travail  

L’OIT adopte une convention contre les risques biologiques au travail

L’Organisation internationale du travail (OIT) a adopté une convention visant à prévenir l’exposition aux risques biologiques dans l’environnement de travail. Celle-ci invite notamment les États membres à élaborer des politiques nationales, à adopter des mesures de prévention et de protection contre les risques biologiques et à développer des dispositifs de préparation et de réponse aux accidents et aux situations d’urgence. Elle insiste sur la nécessaire collaboration avec les travailleurs, qui doivent être informés et formés aux risques et dangers. Une recommandation fournit des orientations pour l’évaluation des risques, les systèmes d’alerte précoce, la préparation et les mesures de réponse – en cas de pandémie notamment –, ainsi que la formation. Elle approfondit également la définition des risques biologiques et recense les voies spécifiques d’exposition et de transmission, telles que l’air, le contact cutané ou les vecteurs biologiques.

Voir la convention
Lire le dossier de l’INRS sur les risques biologiques

 

 

Produits chimiques   

 

Un règlement européen publié le 3 juin 2025 complète l’annexe XVII du règlement Reach qui liste une série de restrictions qui limitent ou interdisent, au cas par cas, la fabrication, la mise sur le marché ou l'utilisation de certaines substances chimiques qui présentent un risque non maîtrisé pour la santé des travailleurs. Une interdiction de mise sur le marché, de fabrication et d’utilisation est mise en place pour le N,N-diméthylacétamide (DMAC) (CAS n° 127-19-5) et la N-éthylpyrrolidone (NEP) (CAS n° 2687-91-4) à des concentrations égales ou supérieures à 0,3 % après le 23 décembre 2026. Ces restrictions ne s’appliquent toutefois pas si les doses dérivées sans effet (DNEL) sont incluses dans les fiches de données de sécurité (FDS) et les rapports sur la sécurité chimique des substances.
Un second règlement européen publié le 20 juin 2025 actualise l’annexe VI du règlement CLP n° 1272/2008 qui liste les classifications et étiquetages harmonisés des substances et mélanges chimiques. Dans ce cadre, de nouvelles exigences de classification et d’étiquetage sont introduites pour une série de substances chimiques parmi lesquelles figurent le protoxyde d’azote (CAS n° 10024-97-2), l’ozone (CAS n° 10028-15-6) ou le fluoroéthylène (CAS n° 75-02-5). De plus, certaines entrées de l’annexe VI sont mises à jour. Ces dispositions s’appliquent à compter du 1er février 2027.

 

Vidéo    

Les troubles musculosquelettiques (TMS) d'origine professionnelle : actualisation de la démarche de prévention

Webinaire - Les troubles musculosquelettiques (TMS) d'origine professionnelle : actualisation de la démarche de prévention

Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont de loin les maladies professionnelles reconnues les plus fréquentes, tous secteurs d’activité confondus. L'INRS propose un webinaire qui, après avoir rappelé leurs origines professionnelles, présente une actualisation de la démarche de prévention des TMS structurée autour d’acteurs, d’étapes et d’outils. Cette démarche vise à accompagner les entreprises et chargés de prévention dans la maîtrise du risque de TMS. 

Webinaire - Les troubles musculosquelettiques (TMS) d'origine professionnelle : actualisation de la démarche de prévention

Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont de loin les maladies professionnelles reconnues les plus fréquentes, tous secteurs d’activité confondus. L'INRS propose un webinaire qui, après avoir rappelé leurs origines professionnelles, présente une actualisation de la démarche de prévention des TMS structurée autour d’acteurs, d’étapes et d’outils. Cette démarche vise à accompagner les entreprises et chargés de prévention dans la maîtrise du risque de TMS. 

Un bon réglage d’écran peut-il permettre d’éviter les troubles musculosquelettiques et de réduire la fatigue visuelle liés au travail devant un ordinateur ?   

Le travail sur écran peut être à l’origine de troubles musculosquelettiques, de stress, de fatigue visuelle ou même d’effets associés aux postures sédentaires. Mais, au-delà du réglage de l’écran, la prévention de ces atteintes à la santé passe par une réflexion globale considérant l’aménagement des postes de travail, leur implantation, le choix du mobilier et du matériel et l’organisation du travail, notamment le temps de travail sur écran et la possibilité d’alterner les tâches et de se déplacer. Des principes d’aménagement du poste de travail sont à respecter pour se rapprocher d’une posture assise, dite de moindre inconfort : pieds à plat sur le sol ou sur un repose-pieds, cuisses à l’horizontale et angle des genoux droit sans que l’arrière des genoux ne soit comprimé par l’assise, coudes proches du corps avec angle droit ou légèrement obtus, mains alignées avec les avant-bras, dos droit.
Pour un bon compromis entre vision et posture, le haut de l’écran doit être positionné au niveau des yeux ou plus bas pour les salariés portant des verres progressifs. La distance œil-écran est à adapter à la taille et à la résolution de l’écran. Généralement, elle est de 50 cm à 70 cm, soit environ la longueur du bras. Le clavier doit être placé à une distance de 10 à 15 cm du bord du plan du travail et les poignets ne doivent pas reposer continuellement sur le bord du bureau pendant la frappe. Concernant la souris, elle doit être positionnée au plus près du clavier afin que le coude reste proche du corps. 
Il est conseillé de se rapprocher de ces recommandations tout en laissant la possibilité d’adopter des postures alternatives, qui peuvent être encouragées avec l’utilisation de bureaux assis-debout ou de mobilier dynamique. L’INRS préconise de prévoir des temps de pauses actives, idéalement toutes les 30 minutes, permettant de se lever et de bouger, tout en quittant l’écran des yeux. 

Pour aller plus loin, consulter la brochure INRS « Le travail sur écran. Guide pratique pour la prévention des risques. »

 

 

Application de résines synthétiques par les entreprises du BTP - Prévention des risques chimiques   

 Application de résines synthétiques par les entreprises du BTP - Prévention des risques chimiques

Sur les chantiers, la diversité des produits chimiques, les dangers qu'ils présentent et la façon dont ils sont utilisés par les opérateurs sont des facteurs de risque qui peuvent conduire à des accidents ou au développement de maladies. Ce guide présente les risques spécifiques liés à l'application de produits de revêtement synthétiques et les moyens de les prévenir. 

 

Désenfumage. Sécurité incendie sur les lieux de travail   

Désenfumage. Sécurité incendie sur les lieux de travail

L'incendie d'un établissement industriel et commercial génère des fumées chaudes, opaques et dangereuses qui s'accumulent en partie haute des bâtiments et descendent rapidement au niveau des personnes. Pour permettre leur évacuation, limiter la propagation du feu et favoriser l'intervention des secours, la mise en place des systèmes de désenfumage est nécessaire. Elle doit être précédée d'une évaluation du risque tenant compte de l'activité, du potentiel calorifique, du process et de la géométrie des bâtiments.  

 

Aide au choix d'un équipement de travail en hauteur - Travaux sur façade  

Aide au choix d'un équipement de travail en hauteur - Travaux sur façade

Ce document a été conçu pour aider au choix de l'équipement de travail en hauteur pour la réalisation de travaux de façade. Il propose une grille visant à faciliter la sélection des équipements de travail au regard des travaux à effectuer, puis un recueil de fiches d’adéquation se rapportant à chacun des équipements pour guider le chef d'entreprise utilisateur dans son choix.   

 

 

Le 12 septembre 2025, 12h, sur internet uniquement
Arrêté du 3 mars 2025 : Quelles évolutions réglementaires pour les professionnels de santé au travail ?
Organisateur : ISTNF

 

 

Du 18 au 19 septembre 2025, à Marseille
61e Journées nationales de formation de l’ANMTEPH
Organisateur : Association nationale de médecine du travail et d’ergonomie du personnel des hôpitaux

 

 

Le 30 septembre 2025, à Paris
Rencontres scientifiques : les nouveaux enjeux de la santé au travail
Organisateur : Anses, Dares

 

 

Du 9 au 10 octobre 2025, à Saint-Malo
Journées SMTO Santé mentale, addictions et travail
Organisateur : SMSTO

 

 

Du 14 au 16 octobre 2025, à Bordeaux
Préventica Bordeaux
Organisateur : Préventica

 

Le 18 novembre 2025, en direct sur internet
Journée technique - Soins sous Méopa : prévenir l’exposition professionnelle au protoxyde d’azote 
Organisateur : INRS

 

 

Le 2 décembre 2025, en direct sur internet

Journée technique - Accidents du travail : agir pour leur prévention

Organisateur : INRS

 

 

 

 

Le 12 septembre 2025, 12h, sur internet uniquement
Arrêté du 3 mars 2025 : Quelles évolutions réglementaires pour les professionnels de santé au travail ?
Organisateur : ISTNF

 

 

Du 18 au 19 septembre 2025, à Marseille
61e Journées nationales de formation de l’ANMTEPH
Organisateur : Association nationale de médecine du travail et d’ergonomie du personnel des hôpitaux

 

 

Le 30 septembre 2025, à Paris
Rencontres scientifiques : les nouveaux enjeux de la santé au travail
Organisateur : Anses, Dares

 

 

Du 9 au 10 octobre 2025, à Saint-Malo
Journées SMTO Santé mentale, addictions et travail
Organisateur : SMSTO

 

 

Du 14 au 16 octobre 2025, à Bordeaux
Préventica Bordeaux
Organisateur : Préventica

 

 

Le 18 novembre 2025, en direct sur internet
Journée technique - Soins sous Méopa : prévenir l’exposition professionnelle au protoxyde d’azote 
Organisateur : INRS

Le 2 décembre 2025, en direct sur internet

Journée technique - Accidents du travail : agir pour leur prévention

Organisateur : INRS

 

 

Activités de loisirs
Visiteurs et salariés, tous en sécurité

Activités de loisirs : visiteurs et salariés en sécurité

Parcs d’attractions, zoos, salles de spectacle… Le point commun de ces entreprises est d’offrir à leurs clients du loisir sous forme de divertissement. Si, dans ces secteurs, la priorité a longtemps été donnée à la satisfaction et la sécurité des visiteurs, la prise en compte de la santé et de la sécurité au travail (SST) s’améliore. Face aux spécificités de ces activités, marquées par la saisonnalité et une multitude de métiers, il convient de revenir à l’essentiel : l’évaluation des risques professionnels.  

Aller voir un match de handball, assister à un concert, visiter un parc animalier ou s’époumoner dans des montagnes russes… Les Français sont friands de loisirs propices au divertissement. Derrière des structures et offres diverses, se cachent plusieurs points communs : des entreprises tournées vers l’accueil du public, souvent tributaires d’une forte saisonnalité et, en coulisses, une multitude de métiers qui œuvrent à la satisfaction du public.

Dans un parc d’attractions, par exemple, coexistent des activités de vente, d’accueil, de restauration, de nettoyage, d’entretien des espaces verts, mais aussi des opérations de maintenance et du spectacle vivant... Les risques professionnels sont multiples et il est extrêmement compliqué d’en dresser une liste exhaustive. Difficile également de disposer d’une vision globale de l’accidentologie. Le Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels (Snelac), qui couvre une partie importante de ces activités et compte 675 entreprises adhérentes, parmi lesquelles les mastodontes Disneyland Paris et la Compagnie des Alpes (Parc Astérix, Futuroscope, musée Grévin…), s’est néanmoins attelé à analyser les données disponibles pour les parcs d’attractions et parcs à thèmes, et autres activités de loisirs et récréatives. Bilan : sur la période 2015-2023, les accidents de travail ont baissé. 

Selon le Snelac, la crise sanitaire aurait paradoxalement eu un effet vertueux : avec la Covid, un focus a été porté sur la santé et la sécurité des salariés. Cela a été l’occasion pour les entreprises de faire ou d’actualiser leur document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Autres enseignements de ce bilan : les accidents principalement relevés sont à 56 % liés aux manutentions manuelles, 27 % sont des chutes (15 % de plain-pied et 12 % de hauteur), chiffres comparables à la moyenne nationale, et les victimes sont surtout des jeunes. 

Accompagner les travailleurs temporaires


La question des travailleurs non permanents (intérimaires, saisonniers ou intermittents) est importante. Ils constituent en effet une part non négligeable des salariés. Ainsi, le Puy du Fou, célèbre parc à thème historique vendéen, compte 350 permanents et jusqu’à 2 500 saisonniers en été. Pour monter ou démonter les décors, les exploitants de salles de spectacle font, quant à eux, régulièrement appel à des intérimaires ou des intermittents. Pour éviter les accidents chez ces travailleurs parfois inexpérimentés, il est essentiel que cette population soit bien accompagnée lors de ses premiers pas dans l’entreprise. Avec une spécificité qui complique la donne : 90 % des entreprises de la branche comptent moins de dix salariés. Des TPE qui manquent souvent de temps et de ressources en interne pour animer la santé et la sécurité au travail. Pour pallier ce manque, le Snelac met à la disposition de ses adhérents une gamme d’outils, notamment des guides, pour l’accueil et le suivi des travailleurs non permanents, ou plus largement pour les aider dans la réalisation du DUERP. Sur ces différents points, les petites structures peuvent aussi trouver de l’aide auprès des Carsat/Cramif/CGSS et des services de prévention et de santé au travail (SPST). Les managers de proximité ont également un rôle stratégique à jouer. Lorsque les parcs sont ouverts au public, le rythme s’accélère et il est souvent compliqué d’aménager des temps dédiés à la SST, même des quarts d’heure sécurité. Les grandes entreprises prévoient cela en amont : elles accueillent des travailleurs non permanents dix à quinze jours avant l’ouverture, afin de les former à leur poste de travail mais aussi de dispenser les formations réglementaires comme l’habilitation électrique, le recyclage secouriste sauveteur au travail, etc. Mais c’est plus rare dans les petites structures. D’où l’importance de sensibiliser les managers de proximité, premiers maillons de la chaîne managériale pouvant transmettre le message au plus près du terrain.
Un autre axe de progression possible réside dans la fidélisation des travailleurs non permanents. Pour y parvenir, le premier levier consiste à leur proposer de bonnes conditions de travail et, pourquoi pas, des contrats avec tacite reconduction d’une année sur l’autre. S’ils reviennent régulièrement, ils sont mieux sensibilisés.

Gérer l’accueil du public 


Malgré la diversité des métiers, certains risques sont partagés comme ceux liés au travail au contact du public, notamment les violences externes qui peuvent en découler. Pour les prévenir, l’entreprise doit se doter d’une démarche systématique d’analyse. Ses étapes relèvent dans les grandes lignes d’une démarche générale de prévention des risques psychosociaux (RPS). Il s’agit d’abord de caractériser et d’estimer les risques : quelles formes prennent-ils (incivilités, agressions…) ? Dans quels contextes se manifestent-ils ? Quels sont les postes les plus concernés ? Une fois ces violences caractérisées, il convient d’analyser les situations d’exposition et d’identifier les facteurs de risques afin d’établir un plan de prévention adapté. Les actions viseront alors à prévenir les violences en intervenant sur les causes (offres mal comprises des clients, espaces d’accueil mal adaptés…), mais aussi à éviter les passages à l’acte (dissuasion, formation des salariés…). La dernière étape consiste à mettre en place un suivi de ces actions pour évaluer leur impact.

À chacun ses spécificités


Pour le reste, les entreprises pourvoyeuses de loisirs présentent chacune des risques spécifiques en fonction du type de divertissement qu’elles proposent et doivent donc mettre en œuvre des mesures de prévention appropriées. Ainsi, les salles de spectacle nécessitant des changements d’agencement en un temps limité doivent idéalement s’appuyer sur une conception des bâtiments intégrant ces contraintes, mais aussi une organisation au cordeau et des aides techniques à la manutention. Le travail sur des attractions présente également des spécificités. Dans les parcs animaliers, c’est principalement la question des risques biologiques – zoonoses et maladies vectorielles – qui doit être prise en compte ainsi que celle des risques physiques associés au travail avec les animaux vivants. 
En somme, quel que soit le type de divertissement proposé, pour les exploitants, il convient de revenir à l’essentiel : l’évaluation des risques et le plan d’action qui en découle. Pour cela, petites et grandes entreprises peuvent s’appuyer sur les acteurs de la prévention externes, mais aussi internes. L’un des relais importants étant le CSE, pour les entreprises de plus de onze salariés, et les commissions de santé, sécurité et conditions de travail (CCSCT) dans celles qui comptent au moins 300 salariés. Procéder à l’évaluation des risques permet d’anticiper et d’agir en amont sur des questions spécifiques. Ainsi, au parc Astérix, une réflexion est en cours sur la possibilité d’ouvrir le site aux visiteurs plus tôt dans l’année. Dans ce cadre, les membres de la CCSCT s’attellent à recenser toutes les zones glissantes pour s’assurer que des mesures sont bien mises en œuvre en cas de pluie ou verglas. De son côté, le Snelac a mis en place un système de remontées d’accidents et de presqu’accidents auprès de ses adhérents. Il a également répertorié toutes leurs attractions afin de pouvoir prévenir rapidement en urgence les exploitants présentant le même type de manèges en cas de problème survenu dans un parc. 

 

 

Les attractions : des machines comme les autres ? 


Les attractions, de type manèges ou montagnes russes, sont exclues du Règlement européen sur les machines. Certains exploitants se limitent donc à respecter les normes sur les manèges. Or celles-ci sont surtout orientées vers la sécurité des visiteurs et restent floues concernant celle des salariés susceptibles d’intervenir dessus. Pour autant, le Code du travail s’applique et l’employeur a le devoir d’assurer la sécurité de ses salariés. Pour ce faire, l’entreprise peut se référer à la norme IS0 12100, qui constitue une norme générique pour la conception des machines, l’évaluation et la réduction des risques. Par ailleurs, l’INRS propose une offre complète d’outils (brochures, site web dédié…) pour accompagner les entreprises à toutes les étapes de la vie d’une machine. Idéalement, la prévention des risques professionnels doit être intégrée en amont, dès la conception de l’attraction. Et, pour s’assurer que les mesures de sécurité sont adaptées au terrain et à l’activité réelle, il est essentiel d'échanger avec le fabricant et d’intégrer dans cette réflexion l’ensemble des opérateurs amenés à être en interaction avec les machines, notamment les techniciens de maintenance. 

Pour aller plus loin
 
 
 

Travail & Sécurité 

Dossier Travail & Sécurité

 

Brochure

Travailler en contact avec le public. Quelles actions contre les violences ?, brochure INRS, ED 6201 

 

Dossier Web

« Machines », dossier web INRS

 

Fiche

Limiter le recours aux manutentions manuelles et aux déplacements avec port de charges. Risques liés aux manutentions manuelles, fiche INRS, ED 6460  

 

Dossier Web

« Zoonose », dossier web INRS

 

Risque Machine

« Avec les machines, le risque est toujours là », site web lancé par l’INRS, dédié au risque machines

 

Outils

« TPE-PME : des outils en ligne pour évaluer les risques professionnels »

 

Travail & Sécurité 

Dossier Travail & Sécurité

 

Brochure

Travailler en contact avec le public. Quelles actions contre les violences ?, brochure INRS, ED 6201

 

Dossier Web

« Machines », dossier web INRS

 

Fiche

Limiter le recours aux manutentions manuelles et aux déplacements avec port de charges. Risques liés aux manutentions manuelles, fiche INRS, ED 6460  

 

Dossier Web

« Zoonose », dossier web INRS

 

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« Avec les machines, le risque est toujours là », site web lancé par l’INRS, dédié au risque machines

 

Outils

« TPE-PME : des outils en ligne pour évaluer les risques professionnels »

 

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La Lettre d'information est éditée par le département Information communication de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Directeur de la publication : Stéphane Pimbert, directeur général de l'INRS. Rédacteur en chef : Lucien Fauvernier. Mise en page et diffusion : Key Performance Group. Copyright INRS. Tous droits réservés. Les données recueillies par le biais de ce formulaire sont destinées à vous adresser par mail la lettre d'information de l'INRS. Les données à caractère personnel que vous communiquez sont destinées uniquement au personnel habilité de l'INRS qui est responsable du traitement. L'INRS s'engage à ne pas transmettre ni vendre ces données à un tiers. En application de la législation en vigueur vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de suppression et de portabilité de vos données personnelles. Pour l'exercer, adressez-vous à l'INRS par mail : donnees.personnelles@inrs.fr. Pour plus d'informations, consultez la politique de confidentialité et d'utilisation des données personnelles de l'INRS : https://www.inrs.fr/footer/politique-confidentialite.html